jeudi 28 février 2013

Que fait-on de nos rêves ?

"J'avais des rêves pourtant
J'avais des rêves
J'avais des rêves pourtant"
Tôt ou tard s'en aller - Francis CABREL

Vivre ses rêves ou rêver sa vie. Et pourquoi pas les deux ? Alors ce sera rêver sa vie et vivre ses rêves.
Mais quand on se dit "J'avais des rêves pourtant", c'est qu'on les a perdus en chemin ?
Pourtant ... des regrets ? des remords ? Je suis responsable, j'ai changé de chemin.
Pourtant : alors j'ai fait comme s'ils n'étaient pas là. Comme si je pouvais vivre sans mes rêves, comme s'ils n'étaient pas possibles. C'est difficile quand même, on ne vit pas dans un monde "de rêve", c'est parfois même un monde de cauchemar !

Sans espoir, pas de vie, pas de rêve, mais de la tristesse, de la peur. Pourtant.
Pourtant le rêve c'est l'expression parfaite de notre personnalité : spirituelle et corporelle. C'est la base de l'équilibre : Corps - Esprit - Conscience.
Créativité+Réalisme+Courage+Espoir+ Amour de soi : Nos ressentis et nos sens en action, ensemble.
Qu'est-ce qui a manqué ?
Le courage, la confiance, la conscience ? ... Et maintenant ?

Si j'en ai conscience, puis-je retrouver mes rêves, les aimer comme je m'aime, les réaliser.
Le chemin de la vie n'est pas défini à l'avance, rien n'est figé et nous avons notre libre arbitre.
Dans notre corps les cellules naissent et communiquent, créent des liens et font notre fonctionnement. Elles évoluent durant toute leur existence. Faisons de même dans notre vie.

Je reprends donc le cours de mes rêves et je fais confiance à ceux qui m'entourent. Et puis souvent nos rêves se croisent, car ce qui est sain pour moi l'est pour tous. Et vice versa.
Un proverbe dit : "Tout ce que nous pouvons donner à nos enfants c'est des racines et des ailes".
Un bon ancrage, des points de référence sains ; puis les ailes de l'imagination et la créativité, et voilà les enfants (nous, les nôtres, les autres) partis dans leur vie de rêve ... Pour de vrai !

Je reviens sur mon chemin.

p.s. : "Je" est plus aisé pour écrire mais il concerne tous les rêveurs, et quels que soient leurs rêves.
A bientôt. Et comme toujours n'hésitez pas à commenter les messages et partager vos expériences.
Aude

mardi 12 février 2013

La colère

La semaine dernière, j'étais en colère ... Ou plutôt : la colère qui était en moi s'est exprimée.
L'important ici n'est pas de savoir pourquoi, mais comment.
C'était une bonne colère, une colère juste, de celles qui font monter le Qi (énergie vitale) et qui vous nourrissent de l'intérieur pour entretenir le bon feu revitalisant de la joie. Oui oui, vous avez compris, je suis Aude, praticienne de Médecine Chinoise et je vous parle énergétique chinoise des émotions !
Mais c'est une vraie expérience que je partage avec vous ; la semaine dernière j'ai exprimé une colère juste et j'en ai été récompensée.
La colère peut-elle être juste ? Et bien oui, parce qu'elle exprime une désapprobation face à un acte ou un fait ayant entraîné une injustice envers soi ou autrui. Elle est légitime et donc saine pour autant qu'on la libère sans agressivité ni haine. Elle est harmonisante, puisqu'elle concerne un acte ou un fait et non une personne. Elle exprime un sentiment et appelle à l'empathie.
La colère que nous appellerons pathologique est excessive ou au contraire non exprimée. Elle lèse le corps dans ses fonctions d'harmonisation. Elle lève un vent interne destructeur qui va attiser le feu de l'incendie. Excessive ou rentrée, la colère nous nuit, elle brûle à l'intérieur et/ou à l'extérieur. Elle épuise notre Qi. Si l'amour rend aveugle, la colère aussi ...
Voilà pourquoi j'ai choisi de l'exprimer le plus justement possible (et aussi parce que mon enfant était présent et que c'était l'occasion de montrer le bon exemple!).
J'ai senti monter en moi ce sentiment de "ras le bol", le souffle me manquait, je n'arrivais pas à me concentrer sur ma lecture, j'avais du mal à m'exprimer, du mal à voir ... Tout mon corps se tendait vers cette souffrance intérieure qui bloquait ma pensée et mes sens. Je me suis dit que si ce sentiment montait en puissance il finirait par sortir de manière non contrôlée et donc violente.
J'ai soufflé : un long souffle, et puis un autre (petite inspiration, grande expiration).
Ma voix encore tremblante de devoir retenir cette énergie explosive, j'ai commencé par dire mon malaise :
"Je ne peux pas continuer à faire comme si de rien n'était, je me sens en colère, frustrée de devoir retenir cette sensation, je voudrais exprimer mon ressenti sur ce qui se passe".
La surprise passée, les personne présentes se sont enfin posées, nous ont regardés (mon fils et moi) enfin comme des êtres vivants et surtout "ressentants" (pardon pour le néologisme). Et ils nous ont écoutés, vraiment écoutés. Certaines choses ont été difficiles à entendre et ils ont parfois réagi, sur la défensive, mais au fur et à mesure, le respect s'est installé de chaque côté et nous avons pu échanger. Eux aussi étaient en souffrance de ne pouvoir agir aussi humainement qu'ils le souhaiteraient, ils étaient happés par la machine, comme beaucoup d'entre nous.
C'est pourquoi la colère doit être dirigée vers un acte ou un fait, et non une personne : nous ne somme pas ce que nous faisons. Les actes sont fixes, les personnes changent.
Les choses ont pu se débloquer favorablement, au delà même de ce que j'espérais. Mon fils a eu une belle leçon de vie (c'est déjà ça !) et repris confiance. Je me sens plus légère, mais dans le bon sens : je n'ai pas "déchargé" ma colère aveuglément et sur n'importe qui.
J'ai exprimé justement un sentiment profond d'injustice, d'humain à humain. Ca fait du bien, dans mon corps apaisé et dans mon esprit retrouvé.

Merci de m'avoir lue.
N'hésitez pas à réagir, partager une expérience, ou contacter l'association pour plus de détails, notamment sur la MTC (Médecine Traditionnelle Chinoise) et ses relations aux émotions, le sujet est vaste.
Très bonne journée à tous et toutes, A bientôt.
Aude